Partager l'article ! Maintenant, c'est eux ou nous !: Face au véritable recul de société qui nous attend, la Confédération européenn ...
Face au véritable recul de société qui nous attend, la Confédération européenne des syndicats (C.E.S.), fidèle à sa pratique de collaboration de classe, appelle une fois encore à une journée d'action européenne le 29 février prochain; journée sans lendemain et sans danger pour le capital.
Les organisations syndicales françaises « rassemblées » (pour faire quoi ?) reprennent le mot d'ordre en évitant soigneusement la possibilité d'une journée nationale interprofessionnelle de 24 heures de grève qui constituerait le point de départ de la lutte qu'il va nous falloir mener pour notre survie.
La dette est un objet de chantage illégitime. Elle est le produit de choix politiques conscients, passés et présents. Cadeau gigantesque aux banques, elle se trouve aggravée par des cadeaux multiples à l'ensemble de la classe capitaliste au rythme même où nos conditions d'existence se dégradent. Cette dette n'est pas la notre et nous devons refuser de la payer !
Et en dépit d'une atmosphère à priori toute en résignation et fatalisme, le combat va pourtant avoir lieu car maintenant, cela va être eux ou nous !
Le patronat européen s'applique à réduire le syndicalisme à n'être plus qu'un syndicalisme de collaboration de classe : Des « pactes sociaux » sont conclus, associant des syndicats au recul du pouvoir d'achat des salariés, à la baisse des salaires, à la liquidation du droit du travail. Ces renoncements encouragent les gouvernements à imposer la régression des exigences sociales et la destruction des droits acquis par les travailleurs.
Le capital et les gouvernements à sa botte disposent de tous les grands médias. Ils les utilisent pour affirmer qu'il n'y a pas d'autre politique possible que la leur.
C'est la pensée « officielle » qui domine aujourd'hui, avec sa variante social-démocrate qui va dans le même sens. Pour eux tous, le syndicalisme ne devrait être qu'un instrument au service de leur politique. Ils culpabilisent les salariés qui luttent; l'action revendicative devient un délit.
Face à cette offensive pour casser le syndicalisme révolutionnaire, des forces importantes sont en train de voir le jour et agissent. Un peu partout, des syndiqués, des responsables syndicaux à tous les niveaux ne sont pas disposés à accepter cela. On peut le voir, notamment au sein de la C.G.T. où de plus en plus de membres ressentent le besoin de conserver et de développer le syndicalisme de lutte de classe.
Mais, il est plus que temps de parler haut et fort et d'expliquer aux salariés pourquoi leurs récents combats (retraite...) n'ont pu aboutir.
La finalité du mouvement syndical ne peut être que la libération de la classe ouvrière de l'exploitation capitaliste. L'appropriation collective des grands moyens de production et d'échanges est indispensable pour mettre fin à cette exploitation.
Aujourd'hui, la classe ouvrière se voit dépossédée de tous ses acquis fondamentaux les uns après les autres. Notre combat pour les salaires, les conditions de travail, la sécurité sociale, la retraite et bien d'autres droits est nécessaire et doit être mené sans relâche. C'est un combat qui nous protège de la fureur des patrons.
Cependant, notre vie de travailleur continuera à se détériorer,
tant qu'il ne sera pas clair dans le tête du plus grand nombre que l'essence et l'objectif de la lutte de classe est l'abolition des relations capitalistes
tant que ne seront pas anéanties les illusions selon lesquelles il serait possible d'améliorer la gestion du capitalisme et de répondre ainsi aux besoins essentiels de la classe ouvrière
tant que le combat pour le changement ne sera pas intimement lié à la question du pouvoir.
A proximité d'échéances électorales qui nous le savons tous, ne changeront rien sur le fond du problème, construisons tous ensemble une épreuve de force dont il faudra bien que ceux qui nous écrasent tiennent compte.
Boucau le 20 février 2012
Le montant du loyer que nous devons régler tous les mois pour maintenir l'ouverture de notre siège ampute les moyens
financiers que nous souhaiterions consacrer à l'action (affichage, tracts, déplacements...)
Votre aide nous serait précieuse, quel qu'en soit le montant.
Merci beaucoup d'avance !
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