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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 20:49

 

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Les nantis au service du capital

La responsable du F.N. a trouvé une nouvelle manière de s’exprimer mais le fond est le même : celui de l’extrême-droite.

Elle compare les jeunes « aux hordes de barbares qui polluent nos cités, profitent de l’argent public dilapidé dans une soi-disant « politique de la ville » et passent leur temps à brutaliser les autres ».  Elle montre là tout son mépris pour la jeunesse.

Elle déblatère sur  la « politique scandaleuse de l’Etat en matière de subventions »

Le scandale pour elle, c’est 1 milliard 484 millions d’euros versées en 2010 aux Associations, « il faut en finir »… elle se débarrasse ainsi des associations qui luttent contre le racisme et l’antisémitisme. 

A-t-elle dénoncé les 170 milliards d’exonérations fiscales et de subventions versées aux entreprises?

Non, silence, pas un mot sur ces sommes colossales volées au peuple.

Idem sur le rapport de l’Assemblée Nationale sur la fraude sociale, elle vocifère sur les indemnités d’arrêts maladie… qui coûterait 2 milliards… Mais.

Pas un mot sur les entreprises qui fraudent pour 16 milliards de cotisations patronales !

Pas un mot sur les 10%  à 15% d’entreprises qui sont en infraction en pratiquant le travail au noir.

Pas un mot sur les 5% à 7% de salariés non déclarés par leurs entreprises.

Pourquoi  le silence sur ces délits ?  Pourquoi dès qu’il s’agit des pratiques des entreprises est-elle muette ?

C’est un(e) de leur candidate. Elle est une des grandes fortunes françaises, avec un patrimoine à plus d’un million d’euros, certes inférieur à celui de Sarkozy et au-dessus de celui de Royal-Hollande. Ils ont tous un point commun ils sont assujettis à l’ISF.

Ils sont les représentants du grand capital et défendent ses intérêts et non celui du peuple.

Il ou elle voudrait bien nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

Publié par "Communistes Hebdo"

 


Par Evanosiam - Publié dans : France - Communauté : les anti-capitalistes
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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 11:24

 

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UNION LOCALE DE TOURCOING ET ENVIRONS

 

 COMPTE-RENDU DE LA SOIREE DEBAT DU 13 JANVIER 2012 A TOURCOING

 

A l’initiative de l’UL CGT de Tourcoing, ce sont plus de 150 personnes qui se sont réunies hier soir, afin d’écouter le propos de notre invité Saïd Bouamama, puis de débattre vivement, et enfin de partager un vrai moment de convivialité.

 

Ce qui ressort de cette soirée :

 

  l’exposé très accessible et convaincant de notre camarade Saïd a permis de conclure que :

 

1 – La dette est un objet de chantage que nous devons considérer comme illégitime ; elle est le produit de choix politiques conscients, passés et présents, et notre devoir militant est de la refuser : ce n’est pas la nôtre.

 



     2 – Cadeau gigantesque aux banques privées, elle s’est trouvée aggravée par des cadeaux multiples à l’ensemble de la classe capitaliste, au rythme même où les conditions d’existence des salariés se sont dégradées.

 

 

     3 - La réponse à apporter à la paupérisation forcée qui nous attend, et dont la perte du triple A sera un accélérateur, ne peut résider dans le cadre de négociations à froid, dans le cadre bourgeois. Cette réponse, qui en premier lieu doit émaner de nos rangs, obéit au mécanisme bien réel de la lutte des classes.Comme l’indiquait le tract appelant à cette réunion :

 

 

MAINTENANT C’EST EUX OU NOUS !

 

 

     4 – En dépit d’une atmosphère a priori toute en résignation et fatalisme, des éléments objectifs permettent de conclure que le combat aura lieu ; comme l’a dit notre Secrétaire Général à la tribune : les conditions réelles d’existence de la classe ouvrière obligeront de toute façon à mener ce combat. A ce titre, les militants actifs de la CGT sur notre territoire (comme ailleurs), qui, d’ailleurs, en organisant très sérieusement cette réunion, ont montré notre capacité collective à agir et peser sur le débat, ces militants sont, face aux difficultés réelles de leur combat, porteurs d’un grand espoir. Bientôt, de nouveaux militants les rejoindront, et nous pèserons encore davantage.

 

 

        Sur le débat dans la salle :

 

1 – A la tribune, entourant Saïd, les Secrétaires Généraux des UL de Tourcoing et Roubaix, ont témoigné d’une volonté commune de placer la lutte syndicale sur le terrain que le capital nous impose, celui de la lutte des classes, directe, radicale, sans concession.La présence dans la salle du Secrétaire Général et de militants de l’UL d’Halluin, et les discussions communes qui s’en sont suivies ont attesté que cette stratégie était partagée. Ceci est pour nous tous très encourageant.

 



     2 – Dans la salle, une majorité de militants CGT, principalement tourquennois, de l’hôpital, de la Blanche Porte, du Vert Baudet, et beaucoup de militants implantés dans les PME (Bâtiment, Imprimerie, Commerce, Transport) ; des privés d’emploi, des précaires, des retraités ; Etaient également présents des citoyens tourquennois, des lycéens, des étudiants. Peu de « personnalités », si ce n’est une adjointe PCF à Tourcoing. Des militants de la Coordination Communiste, du PCF, et du NPA étaient aussi présents.

 



      3 – Le débat a exprimé, par les interventions de la salle, l’urgence d’entamer le combat, en dépit des freins, parfois internes à notre organisation, et parfois aussi présents dans nos consciences. A ce titre, l’initiative de notre UL a été unanimement saluée, car elle permet, clairement, de porter le débat sur la crise dans les masses, parmi nous, en dehors de l’idéologie dominante. Les autres UL sont invitées à faire de même, et notre camarade Saïd Bouamama se montre disposé à multiplier ces interventions dans le milieu syndical de classe.

 

            4 – Le débat a aussi montré, au-delà des revendications économiques immédiates (augmentation des salaires, renforcement de nos services publics, expropriation des capitalistes licencieurs, …), une grande exigence de dignité des travailleurs présents. C’est même sans doute ce qui a dominé toute la soirée : face à l’austérité en marche et contre la résignation apparente, les camarades présents, et d’abord les plus jeunes, sont animés d’une volonté et d’une lucidité qui est communicative : la lutte en cours, est une lutte de survie, une lutte où ce sont nos dignités d’hommes et de femmes qui sont l’enjeu.

 

      5 – La proximité des échéances électorales a aussi nourri le débat. Même si le Secrétaire Général de l’UL de Roubaix, Adelkrim Abdeslam, n’a pas manqué de rappeler que le premier enjeu du mois de mai 2012 se situait pour lui non pas le 6, mais bien le Premier mai. Certaines interventions exprimaient une défiance très forte vis-à-vis des élections, considérant que c’est d’abord « dans la rue que ça se passe ». D’autres ont, souvent avec des réserves, appelé à se servir aussi des urnes. Les préférences des uns et des autres se portant sur des candidats de gauche (c’est-à-dire à la gauche du PS). Le danger fasciste a fait l’objet de différentes remarques, concluant toutes que le FN était un recours éventuel pour le système capitaliste, ainsi que l’Histoire l’a montré. Saïd Bouamama a exhorté chacune et chacun d’entre nous à convaincre nos collègues de travail, nos proches et nos voisins, pour que personne « ne se trompe de colère. »

 

 

     6 – L’intervention d’un militant de l’UL de Tourcoing a appelé chacun à prendre exemple sur la dynamique en cours dans notre Union Locale : nous avons pour objectif de constituer, à travers cette structure de base, un pôle de résistance et de combat, capable de rayonner dans et au dehors des entreprises ; nous devons être capables, dans notre quotidien, de porter le débat le plus haut possible, pour amener les travailleurs à se saisir de celui-ci ; nous devons être capables, même avec nos différences et nos divergences d’appréciation, et c’est ce que nous faisons à l’UL de Tourcoing, de mener la lutte ensemble. Parce que, même ces divergences politiques, après tout minimes au regard de ce qui nous rapproche et au regard du contexte, n’empêchent pas que, comme cela s’est produit hier à la salle Georges Dael, nous discutions entre nous.

 

 

     A ce titre, notre Union Locale s’engage à multiplier toutes les initiatives qui permettront au plus grand nombre de trouver, dans l’action syndicale, les moyens effectifs de la lutte et, de ce fait, des raisons d’espérer.

 



     Union Locale CGT de Tourcoing, le 14 janvier 2012

Par Evanosiam - Publié dans : France - Communauté : les anti-capitalistes
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Dimanche 1 janvier 2012 7 01 /01 /Jan /2012 16:07

Paix sur la Terre aux hommes de bonne volonté !

La dernière séance du Conseil Municipal de Boucau en date du 19 décembre 2011 a donné lieu à une émouvante cérémonie œcuménique qui a vu Mesdames et Messieurs les Conseillers voter, à l'unanimité, l'abandon à la sous traitance de l'éclairage public de notre cité.

 

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C'est main dans la main, que les élus du P.C.F., du Parti Socialiste, de l'U.M.P. ainsi que les « apolitiques » de droite locaux ont permis la concrétisation du grand rêve convivial de Françis Gonzalez ! Tous ensemble, tous !....

 

Les fâcheux doctrinaires du syndical C.G.T. des Territoriaux forgerons n'ont décidément rien compris : « externalisation n'est pas privatisation » (sic), même si à plus ou moins long terme c'est un service municipal qui va disparaître et qui sera effectué par une boite privée, le SDEPA (Syndicat d'électrification des P.A.).

 

Consolez-vous. C'est pour le bien de tous !

Et surtout, pensez aux substantielles économies de deniers publics que cette décision va engendrer...(A ce propos, la Mairie ne manquera évidemment pas de communiquer le moment venu, le résultat financier de cette opération.)

 

L'heure est à l'union face à la crise et rien n'est plus réconfortant que de voir MJ.Espiaube, C. Martin, A. Maton et F. Gonzalez, enfin sur une même ligne (fusse-t-elle électrique), terminer de manière aussi consensuelle cette année 2011.

 

Pour ce qui concerne les A.K.M., nous étions déjà particulièrement à la peine pour discerner les différences fondamentales entre les programmes de Nicolas Sarkozy et de François Hollande pour les prochaines élections présidentielles d'avril, mais voilà qu'aujourd'hui, nos yeux se mettent à loucher en parcourant le « pacte pour un nouvel essor des services publics » de Jean-Luc Mélanchon...

 

Nous pensions avoir lu : « Les services publics doivent satisfaire les besoins des populations et l'intérêt général. Ils doivent donc être préservés de toute soumission à des intérêts privés comme aux marchés financiers (…)

L'éducation, la santé, la protection sociale, la recherche, l'énergie, l'eau (…) seront protégés comme notre patrimoine commun (…) les moyens des services publics seront renforcés(.;.) pour leur permettre de remplir leurs missions en dehors de toute contrainte financière... » ,

Mais il doit y avoir erreur de notre part et c'est tant mieux, car il nous avait aussi semblé que selon le candidat du Front de Gauche :« Les directions des entreprises publiques qui se sont acharnées à introduire la logique privée au détriment de l'intérêt général seront remplacées par des cadres compétents et attachés au service public. »

 

On tremble en pensant à ce qui aurait pu se passer dans les Mairies ! Ouf !

Boucau le 29 décembre 2011

Par Evanosiam - Publié dans : Pays Basque - Communauté : les anti-capitalistes
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Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 11:59

 

 

BONNE ANNEE, BONNE LUTTE !


"Peuples d'Europe, révoltez-vous !"

AKROPOLI4

Par Evanosiam - Publié dans : International - Communauté : les anti-capitalistes
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Lundi 26 décembre 2011 1 26 /12 /Déc /2011 14:33

 

...membre comme le P.C.F. du Parti de la gauche européenne...(P.G.E.)

 

Camarades, 

Nous lisons votre lettre déjà publiée et dans laquelle vous vous demandez sur quoi se fonde l’analyse portée dans l’article de notre journal « Rizospastis ». L’article soulignait quant aux dernières élections en Espagne : « Izquierda Unida (IU) a piégé les électeurs dans des illusions d’une ’meilleure gestion’ du système capitaliste ». 

La participation même du Parti communiste d’Espagne (PCE) à la direction du « Parti de la gauche européenne » (PGE) qui, dans ses documents fondateurs, accepte de défendre les « principes de l’UE » et s’appuie sur des positions défendant la gestion du système capitaliste constitue une réponse en soi.

Néanmoins, après votre lettre, il est nécessaire pour nous d’exposer publiquement certaines questions fondamentales, juste en faisant une sélection du programme électoral d’« Izquierda Unida » (IU), qui confirme la critique précise portée par l’article, et lui apporte des preuves. 

Plus particulièrement, le programme d’IU :

ne mentionne nulle part comme une condition préalable à la prospérité du peuple le renversement du pouvoir du capital et la construction du socialisme. Au contraire, il nourrit une série d’illusions sur la possibilité d’une issue à la crise favorable au peuple dans le cadre de la voie de développement capitaliste ;

L’objectif de « bonne gestion » du système est affiché très clairement à la page 6 du programme : « nous ne renonçons pas à la gestion de l’immédiat ». Stratégiquement, cela est justifié page 18 par la « construction d’un nouveau système productif », mais toujours sur la base des vieux et dépassés rapports de production capitalistes, reposant sur l’exploitation. Page 6, nous ne trouvons pas comme objectif le renversement du capitalisme mais le« dépassement du modèle social, politique, culturel dominé par le néo-libéralisme ». En d’autres termes, l’ensemble de votre démarche identifie comme le problème une forme de gestion capitaliste (néo-libéralisme) et en partage une autre, une gestion prétendument meilleure. Ne tournons pas autour du pot, voilà le cœur du programme d’IU, renvoyant à une gestion social-démocrate.

Il renvoie l’idée que l’État capitaliste puisse être un rempart pour protéger les droits de la classe ouvrière et du peuple. Ce qui va à l’encontre de la réalité même qui démontre combien l’État capitaliste est un État de classe, au service des monopoles, et encore plus dans un contexte de libéralisation du capital qui fait passer de façon énergique des mesures brutales dans les rapports de travail, par rapport aux salaires, qui s’en prend à tous les droits des travailleurs. 

Dans le cadre de cette opération visant à redonner une nouvelle virginité à l’État capitaliste, le programme fait une allusion éclairante à cet égard, page 22 : « nous faisons la proposition d’un État social participatif qui, maintenant une place centrale au secteur public, défende l’intérêt public, l’égalité, la solidarité... ».

Dans la même veine : « L’État doit contre-balancer les mécanismes du marché, et pas seulement les corriger ». On entretient l’utopie que l’économie capitaliste, le système capitaliste pourri et son anarchie puissent être maîtrisés, « contre-balancés » et que cela puisse profiter aux travailleurs. Ce mot d’ordre crée sans aucun doute la confusion parmi les travailleurs, constitue un frein à l’activité militante et va dans le sens de l’intégration des forces populaires aux objectifs des forces du capital.

Page 7, l’objectif est : « la création d’emplois dans le secteur public, car les entreprises rencontrent en ce moment beaucoup de difficultés à en créer sans aide publique ». Au même moment où la classe ouvrière est poussée dans la pauvreté et la déchéance, le programme d’IU exprime... son inquiétude vis-à-vis des « nombreuses difficultés » que rencontrent les capitalistes. En réalité, il légitime leurs appels à l’aide, leurs demandes d’argent public frais qui agissent comme un instrument pour réduire ou/et supprimer les allocations chômage au nom de l’« aide à l’emploi » qui est un principe de l’UE, et dont IU est un partisan résolu.

On ne laisse par ailleurs subsister aucun doute sur les relations salariales en vigueur dans ce type d’emploi puisque le programme déclare, page 7, en usant la terminologie de l’UE et des organisations patronales : « la redistribution et la rationalisation de l’emploi existant ». Pour la classe ouvrière, cela signifie qu’IU donne le feu vert à la flexibilisation des horaires de travail, à la suppression des conventions collectives, à la généralisation des emplois à temps partiel. 

La conception opportuniste et bourgeoise de la crise capitaliste comme étant une crise de la dette est reproduite, mais l’origine de la crise capitaliste réside dans la sur-accumulation de capital. La dette est présentée comme un problème qui doit concerner la classe ouvrière et le peuple, une dette dont ils ne sont pas responsables et que la ploutocratie doit payer. 

Ainsi, il soutient la position trompeuse selon laquelle les peuples auraient quelque chose à gagner à la renégociation de la dette et à l’émission d’obligations de la part de l’UE (page 18). Ne s’agit-il pas ici de « bricolage » gestionnaire au vu de l’impasse dans laquelle se trouve le système capitaliste ? Le peuple grec a cependant une amère expérience des nouveaux prêts qu’on leur demande de payer, comme cela s’est produit avec le célèbre ’rabais’ de 50%, tout comme avec les propositions avancées par certains secteurs de la ploutocratie d’émission d’obligations de la part de l’UE. 

Votre programme est résolument tourné vers le soutien de l’UE impérialiste, ennemi du peuple, et abonde de réflexions sur la nécessité de la sauver et de la « corriger », et non de la dissoudre. 

Il parle d’un « changement complet dans le modèle de la construction européenne » (page 17), prend l’engagement de « changer la politique étrangère actuelle (…) de l’UE » sans remettre en question, ne serait-ce qu’un instant cette organisation impérialiste inter-étatique et par ailleurs sans évoquer la nécessité d’un retrait de l’UE. 

De plus, il légitime complètement les critères du Traité de Maastricht et du Pacte de stabilité, qui constituent un levier dans la mise en œuvre de mesures contraires aux travailleurs, avec la proposition de « reculer la date limite pour la réduction du déficit à 3% d’ici 2016 » (page 18). Il affirme également sa compatibilité avec les critères du grand capital afin de réduire encore le prix de la force de travail. 

Il affirme que : « l’UE doit acheter la dette publique des États-membres et émettre autant d’obligations que nécessaire en vue d’empêcher la spéculation » (page 18). Il alimente la logique selon laquelle l’UE pourrait adopter un visage pro-populaire et proposer une issue à la crise qui serait dans les intérêts de la classe ouvrière, des couches populaires. Dans le même temps, nous savons tous que l’UE a été constituée par les gouvernements bourgeois afin de défendre les monopoles européens dans la concurrence internationale avec les monopoles américains, russes, japonais et chinois d’une part, et d’autre part afin d’exploiter de façon encore plus intense et coordonnée les travailleurs, défendant le pouvoir bourgeois par tous les moyens possibles, et par de nouveaux appareils politiques et répressifs. Voilà ce qu’est l’UE, une organisation au service des monopoles ! On ne peut la corriger de l’intérieur, car les monopoles constituent sa « cellule » et le pouvoir bourgeois sa « colonne vertébrale » ! La seule perspective positive offerte aux travailleurs est le retrait de tous les pays de cette union avec l’instauration du pouvoir populaire qui mènera à la socialisation des principaux moyens de production, à la planification centralisée et au contrôle ouvrier. 

Seul ce pouvoir peut libérer le peuple de cette énorme dette publique dont il n’est en rien responsable. 

Votre programme lance un appel à l’UE même afin qu’elle fasse une exception au principe de liberté de mouvement du capital dans le cas des relations entre États-membres et paradis fiscaux (page 12). Par conséquent, il ne lutte pas contre la liberté de mouvement du capital dans son ensemble (principe fondamental du Traité de Maastricht défendu par le PGE et sa direction à laquelle participe le PCE) mais demande des exceptions à la règle générale qui continuera à exister indéfiniment et constituera un outil entre les mains du capital pour casser les droits et acquis des travailleurs et du peuple. Une fois de plus, ces propositions visent à la gestion et non au renversement de la barbarie capitaliste. 

Par ailleurs, votre programme idéalise le capitalisme et défend l’idée que le capital et son pouvoir, reposant sur l’exploitation capitaliste, puisse devenir « moral » et « juste ». 

Comment définir autrement la position suivante (page 51) si ce n’est par le parti-pris d’une « bonne gestion » du capitalisme ? « Dans le cas où serait entamé un processus de privatisations, IU s’engage à lutter contre elles en coopération avec les syndicats et les mouvements sociaux, demandant au moins que cette décision soit adoptée de façon démocratique et transparente avec forte participation des citoyens concernés ». De la même façon, page 81, l’objectif de « mise en conformité des accords commerciaux avec les droits de l’homme ». En d’autres termes, privatisations, accords commerciaux capitalistes mais... avec moralité et transparence, un… capitalisme moral est possible si on suit le programme d’IU et les positions du PGE. 

Camarades, 

Les éléments ci-dessus ne sont qu’un aperçu du type de positions qui confirment le bien-fondé des critiques avancées par le journal du KKE. Ces positions n’ont aucun lien avec la lutte pour le renversement du pouvoir capitaliste. Au contraire, elles fournissent un alibi au capitalisme, elles nourrissent des illusions et contribuent à le pérenniser et cela, en réalité, à une époque où de plus en plus d’ouvriers, de travailleurs prennent conscience de ses limites et sont à la recherche d’une issue à la barbarie capitaliste. 

Cette issue ne peut être le « socialisme du 21ème siècle » qui constitue une négation du socialisme scientifique, du pouvoir ouvrier, de la socialisation des moyens de production et de la planification centralisée et représente en réalité un capitalisme humanisé qui est irréalisable. 

Finalement, dans votre lettre à notre parti, vous affirmez également qu’il est « temps de construire l’unité de la gauche conséquente ». La ligne de gestion social-démocrate d’un capitalisme « humanisé », la négation du socialisme tel qu’il a existé au 20ème siècle sur la base de positions anti-scientifiques, anti-historiques – voilà la base politique idéologique de cette « unité de la gauche ». Ces orientations constituent autant d’obstacles à la lutte de classes, au rassemblement des forces populaires et sociales contre la voie de développement capitaliste. Et cela se produit dans un contexte où la coordination de l’action de la classe ouvrière, des travailleurs indépendants, des petits paysans, des femmes, des jeunes devient impérative en vue du renforcement de l’alliance populaire et de la lutte pour les intérêts des travailleurs, pour le renversement du pouvoir des monopoles. 

La validité de cette ligne est confirmée par notre expérience, par le développement de la lutte en Grèce où, comme cela est désormais bien connu, 22 grèves générales, d’innombrables conflits de classe ont été organisés, avec un rôle dirigeant joué par le PAME sur la base du mot d’ordre « sans toi, aucun rouage ne peut tourner, travailleur, tu peux t’en sortir sans les patrons » et en nous concentrant sur l’organisation de la lutte dans les usines, sur les lieux de travail. 

Camarades, 

En réponse à votre requête, nous publierons votre lettre et notre réponse dans notre journal « Rizospastis » afin d’informer les travailleurs des positions de chaque pays et de leur permettre de tirer leurs propres conclusions.


e-mail:cpg@int.kke

 


Par Evanosiam - Publié dans : International - Communauté : les anti-capitalistes
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