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  • : Les Amis de Karl Marx
  • Les Amis de Karl Marx
  • : Rien d’autre qu’un lieu de rencontre pour tous les communistes qui se réclament des principes édictés par Marx, Engels et Lénine et qui proclament la nécessité d’un parti révolutionnaire. Un lieu de rencontre pour tous les militants toujours fidèles à un syndicalisme de lutte de classe.
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  • Evanosiam
  • Description : Rien d’autre qu’un lieu de rencontre pour tous les communistes qui se réclament des principes édictés par Marx, Engels et Lénine et qui proclament la nécessité d’un parti révolutionnaire.
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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 20:16
La mobilisation du PAME à Athènes le 9/9/2016 a envoyé un message de luttes sans compromis

Des milliers de travailleurs, de chômeurs, de travailleurs indépendants, de jeunes et de femmes ont répondu à l'appel du Front militant de tous les travailleurs (PAME) et le vendredi ils ont clairement démontré leur volonté de ne pas renoncer à leur droit à une vie décente, un travail stable et la sécurité sociale.

Le message «Aucun compromis avec la pauvreté et la vie misérable. Nous nous organisons, nous luttons pour renverser la situation » a été envoyé par le rassemblement à la place Omonia, qui a été suivi d’une marche de masse à la place Syntagma.

Alekos Perrakis du Secrétariat exécutif du PAME a prononcé le discours principal et a noté que «PAME appelle la classe ouvrière de notre pays à répondre par son organisation et sa lutte aux tentatives de nous faire accepter une vie avec des miettes, sans droits, afin d’augmenter les profits des grands monopoles. Parce que nous ne méritons pas la vie structurée pour nous aujourd'hui.

Il a fait référence aux nouvelles mesures qui sont préparées par le gouvernement et qui répondent aux besoins du capital, alors qu'il a appelé les travailleurs à surmonter le fatalisme, la passivité et la désillusion qui sont semées par les forces de l'ancien et du nouveau syndicalisme dirigé par les employeurs et le gouvernement en collaboration avec les employeurs, et a souligné que les travailleurs ne peuvent pas reposer leurs espoirs sur un changement de gouvernement, « qui, comme il a été démontré dans la pratique, résulte simplement en un changement du personnel gérant le système capitaliste dans le cadre de l'alliance prédatrice de l'UE ». Il a appelé les syndicats à être à l'avant-garde de l'organisation de la lutte, à initier des foyers de résistance dans chaque lieu de travail.

Le SG du CC du KKE, Dimitris Koutsoumpas, a fait la déclaration suivante à la manifestation de PAME à Omonia:

«Dis-moi qui sont tes amis, je te dirai qui tu es», comme le dit notre peuple. Et les amis de M. Tsipras- Hollande, Rentzi et les autres- laissent les peuples exsangues par les mesures antipopulaires qu’ils passent constamment, comme le fait le gouvernement grec. Il ne doit y avoir aucune illusion que l'UE peut être améliorée par des réunions des dirigeants du Sud et les proclamations d'Athènes. Notre peuple doit regarder autour de lui et non pas les hauts sommets, il ne doit rien attendre d'eux, rien d’une union possible des dirigeants du Sud de l'Europe. Il doit regarder autour de lui, les travailleurs doivent se joindre aux travailleurs indépendants, aux agriculteurs, aux commerçants et aux scientifiques et passer à une véritable contre-attaque. Le KKE sera en première ligne de cette lutte ».

Published by Evanosiam - dans International
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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 20:05

Calais

Communiqué commun de la CGT, de l’Union Départementale CGT du Pas de Calais et de la Fédération CGT des Ports et Docks

Depuis plusieurs années, les populations du Moyen Orient et d’Afrique Orientale subissent de multiples conflits, bien souvent provoqués et entretenus dans l’intérêt capitaliste de grandes puissances telles que la France, l’Angleterre, les Etats-Unis, privant au passage ces peuples et leurs pays de leurs richesses, les laissant dans la misère la pauvreté et le désarroi.

Aujourd’hui, dans le Calaisis, plus de 10 000 réfugiés ayant fui ces conflits, vivent dans des conditions inhumaines, indignes du pays des droits de l’Homme. Chaque jour, ils mettent leur vie en péril en tentant de rallier l’Angleterre, injustement présenté comme un eldorado, mais en réalité vivier d’une main d’œuvre bon marché et exploitée.

Après avoir reçu les bombes des pays occidentaux, avoir fait plusieurs milliers de kilomètres pour rejoindre Calais, n’ayant plus rien à perdre, ils sont prêts à tout pour traverser, mettant en danger la population et les travailleurs calaisiens.

La France, l’Angleterre et les Etats-Unis (entre autres) portent une lourde responsabilité sur les flux migratoires, en menant des guerres sur fond d’intérêts économiques.

A travers cette situation, la rocade portuaire, le port de Calais et le Tunnel sous la Manche se retrouvent pris en otage de hautes clôtures et de barbelés, ce qui n’empêche pas les réfugiés, déterminés à tenter, au risque de leur vie ainsi que celles des travailleurs calaisiens, de monter dans les camions en provoquant des barrages sous l’impulsion des passeurs.

Ces derniers temps, et cela va en s’amplifiant, sous l’influence d’un contexte d’élections politiques, cette situation est récupérée de façon malsaine par l’extrême-droite, certains travailleurs et la population calaisienne ne doivent pas se tromper de cible.

L’Europe et les gouvernements des pays qui la composent, doivent répondre par la diplomatie et des mesures humaines, et non pas ériger des murs.

La population calaisienne, les salariés du port, du tunnel, ainsi que les réfugiés eux-mêmes, se sentent abandonnés à leur sort.

Il est urgent d’allier nos forces afin que soit réglée politiquement cette situation, de peser sur les grandes puissances pour faire cesser les massacres au Moyen Orient, de faire prendre ses responsabilités à l’Angleterre, et de mettre en sécurité les salariés travaillant dans le Calaisis.

La nature a horreur du vide et cette situation ne doit pas opposer la population calaisienne et ses travailleurs aux réfugiés, car pendant ce temps, les responsables de cette situation restent au chaud en envoyant des bombes !

Montreuil, le 6 septembre 2016

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 10:49

Appel de la FSM – Union des pensionnés et retraités
le 1er octobre 2016


JOURNÉE MONDIALE DE LUTTE DES Pensionnés et Retraités


La crise capitaliste et la barbarie sont là, le capital et les gouvernements essaient de trouver une sortie temporaire en en faisant porter le poids aux pensionnés, retraités, travailleurs et aux couches populaires.
Afin d’accroître la compétitivité capitaliste, les Retraités et Pensionnés du monde entier font l’expérience de la dégradation de leurs conditions de vie ainsi que celles de leurs enfants.
Leurs pensions sont réduites, les prestations pour les soins médicaux et pharmaceutiques se privatisent, les structures sociales sont démolies, leurs droits se limitent en général. Dans quelques endroits, de tels droits n’existent pas.
Les états capitalistes et le patronat réduisent leur participation à la sécurité sociale et sanitaire, en trans-férant toutes les charges aux travailleurs assurés et retraités, facilitant la voie à une sécurité sociale pri-vée. Dans beaucoup de pays dans le monde, il n’y a ni infrastructures de soins médicaux et pharmaceu-tiques, ni pensions, ni logement, ni eau potable.
Le 1er octobre 2016, journée internationale des retraités, nous appelons toutes nos organisations de PER à réaliser toutes sortes d’actions (manifestations, rassemblements, remises de documents revendicatifs aux autorités, assemblées, conférences, etc…) pour :
1) exiger le droit universel à la retraite
2) la réduction de l’âge de départ en retraite pour les hommes et plus encore pour les femmes
3) une sécurité sociale publique et gratuite
4)des soins médicaux et pharmaceutiques publics et gratuits pour tous, sans conditions requises, ou selon l’état de santé
5) des retraites publiques qui satisfassent nos besoins essentiels afin d’avoir des conditions de vie dignes (prestations sociales, logement, eau potable, santé et loisirs, plus de transports de proximité gratuits)

NE NOUS CONTENTONS PAS DES MIETTES DE LA BARBARIE CAPITALISTE. LUTTONS POUR CONQUÉRIR UNE VIE ET UN AVENIR CONFORMÉMENT À LA RICHESSE QUE NOUS PRODUISONS.


La réalité de la Confédération Européenne des Syndicats


La CES, qui se présente pompeusement comme le syndicat européen est en réalité une émanation de l'UE, fondée et financée par elle. Dirigée par une bureaucratie qui contraint le syndicalisme au dialogue entre "partenaires sociaux" et à l'acceptation de la construction européenne. D'ailleurs la CES valide toutes les politiques européennes depuis des décennies : de la casse des secteurs industriels ou des retraites au soutien à la BCE contre le peuple grec en passant par les privatisations et le soutien à la constitution européenne puis l'encouragement bruyant au traité de Lisbonne niant le NON de 2005 du peuple français.
La CES est depuis des mois absolument muette sur les luttes en France contre la Loi El Khomri (ou en Belgique!) comme elle le fut sur la question des retraites en 2003 ou en 2010. Et quand les travailleurs européens se battent au même moment, jamais la coordination des luttes n'est à l'ordre du jour. Les marques de solidarité avec notre mouvement venant exclusivement des syndicats européens nationaux (FGTB notamment) ou de la FSM.
De fait, la CES est une véritable bureaucratie syndicale européenne, d'abord dévouée à l'institution.
Le FSC souhaite que cette analyse soit mise en débat lors du congrès mondial de la FSM qui se tiendra début octobre à Durban en Afrique du Sud.

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 10:47

Loi El Khomri : la lutte se poursuit !
La loi El Khomri, imposée à notre pays durant l'été avec le 49-3 ne passe toujours pas dans notre peuple. Un sondage paru le 18 juillet révélait que 7 français sur 10 sont « mécontents de l’adoption défi-nitive du projet de loi travail » et plus de la moitié d’entre eux « souhaite que les manifestations contre le texte se poursuivent » ! Le gouvernement a perdu la bataille idéologique, a perdu tout crédit vis-à-vis de la population, et de surcroît a entamé les valeurs de notre République.
Bien sûr, la gravité des reculs de la loi El Khomri explique cette détermination majoritaire mais au-delà c'est bien l'ensemble de la politique menée par ce gouvernement ouvertement euro-patronal qui est en cause.
En effet, la Loi El khomri de casse du code du travail, simple « copié-collé » des injonctions européennes, est la suite logique et programmée de la politique menée depuis des années au service des grandes en-treprises : ANI, lois Macron, casse des retraites, des services publics, de la sécu, des salaires, de l’em-ploi, criminalisation de l'action syndicale… pendant que les profits des actionnaires et les salaires des patrons du CAC 40 explosent de manière insolente (entre janvier et juillet 2016, les seules entreprises du CAC40 ont accumulé plus de 40 milliards d’euros de profits, en hausse de 4% par rapport à 2015 !).
Le rejet majoritaire d'un gouvernement qui insulte et condamne les syndicalistes aussi durement qu'il achève les conquêtes sociales issues de 1939, 1945 ou 1968, la forte mobilisation du printemps 2016 ainsi que le refus ouvrier et populaire de l'Union européenne dessinent la possibilité de construire un mouvement social vital pour le monde du travail.
D'autant plus que le grand mouvement du printemps 2016 a vu le retour sur le devant de la scène de secteurs clés de la classe ouvrière et d'une CGT combative renouant avec ses traditions combatives et à ses fondamentaux de lutte en délaissant dans les faits le syndicalisme rassemblé avec la CFDT.
Alors que nous nous heurtons à des forces patronales et politiques qu'il nous faut combattre globale-ment, poursuivre et prolonger le remarquable combat contre la Loi El Khomri suppose le combat contre l’ensemble des politiques publiques d’austérité et de contre-réformes structurelles qui émanent toutes de la même matrice euro-atlantique.
80 ans après le Front Populaire dont les grèves permirent l'obtention d'avancées sociales de première importance, nous pouvons faire reculer le gouvernement, le MEDEF, l'UE qui cassent nos acquis et notre pays à condition de bloquer leurs profits.
Tous dans l’action intersyndicale le 15 septembre !

"Le poing" du Front Syndical de Classe Septembre 2016

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 23:46

Le Gouvernement révolutionnaire de la République de Cuba condamne énergiquement le coup d’État parlementaire et judiciaire perpétré contre la Président Dilma Rousseff.
L’écartement de la Présidente du gouvernement, sans qu’aucune preuve de corruption ni de crimes de responsabilité n’ait été produite contre elle, ni contre le Parti des Travailleurs (PT) et d’autres forces politiques de gauche alliées, constitue un acte d’outrage à la volonté souveraine du peuple qui l’a élue.
Les gouvernements de Luiz Inacio Lula da Silva et Dilma Rousseff ont impulsé un modèle économique et social qui a permis au Brésil de faire un saut dans sa croissance productive, caractérisé par l’inclusion sociale, la défense de ses ressources naturelles, la création d’emplois, la lutte contre la pauvreté, la sortie de la misère de plus de 35 millions de Brésiliens qui vivaient dans des conditions inhumaines, et la hausse des revenus de 40 millions d’autres personnes, l’élargissement des opportunités dans l’éducation et la santé du peuple, y compris des secteurs jusque-là marginalisés.
Durant cette période, le Brésil a été un moteur actif de l’intégration latino-américaine et caribéenne. La défaite de l’Accord de libre-échange pour les Amériques (ALCA pour ses sigles en espagnol), la convocation du Sommet de l’Amérique latine et de la Caraïbe sur l’intégration et le développement (CALC), qui a abouti à la création de la CELAC, ainsi que la constitution de l’Unasur, sont des événements marquants de l’Histoire la plus récente de la région qui témoignent du rôle de premier plan joué par ce pays.
De même, sa projection vers les nations du Tiers monde, en particulier vers l’Afrique ; sa participation active en tant que membre du Groupe BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), et son engagement dans le cadre de l’Organisation des Nations unies, de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et de l’Organisation mondiale du commerce, entre autres, constituent une reconnaissance à son leadership international.
Le parcours du Brésil sous les gouvernements du PT sur des dossiers cruciaux de l’actualité internationale, dans la défense de la paix, du développement, de l’environnement et des programmes de lutte contre la faim est également digne d’éloges.
Les efforts de Lula et Dilma pour réformer le système politique et mettre de l’ordre dans le financement des partis et leurs campagnes, ainsi que leur soutien aux enquêtes contre la corruption qui ont été ouvertes, ainsi qu’à l’indépendance des institutions qui en sont chargées, sont largement connus.
Les forces qui exercent à présent le pouvoir ont annoncé des mesures de privatisation sur les réserves pétrolières en eaux profondes, et des coupes sombres dans les programmes sociaux. Par ailleurs, ils énoncent une politique extérieure qui privilégie les relations avec les grands centres de pouvoir internationaux. Nombre de ceux qui ont ouvert un procès contre la Présidente font l’objet d’une enquête pour des actes de corruption.
Ce qui vient de se passer au Brésil est une nouvelle expression de l’offensive de l’impérialisme et de l’oligarchie contre les gouvernements révolutionnaires et progressistes d’Amérique latine et de la Caraïbe, qui menace la paix et la stabilité des nations et qui va à l’encontre de l’esprit et de la lettre de la Proclamation de l’Amérique latine et de la Caraïbe comme Zone de paix, signé lors du 2e Sommet de la CELAC, en janvier 2014 à La Havane par les chefs d’État et de gouvernement de la région.
Cuba réaffirme sa solidarité avec la Présidente Dilma et le camarade Lula, avec le Parti des Travailleurs, et exprime sa confiance que le peuple brésilien défendra les conquêtes sociales acquises, s’opposera résolument aux politiques néolibérales qu’on tentera de lui imposer, ainsi qu’à la spoliation de ses ressources naturelles.

La Havane, le 31 août 2016.

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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 10:40
(Crédit photo: Reuters/Tim Wimborne)

(Crédit photo: Reuters/Tim Wimborne)

Curieux pays que la France. Ses dirigeants tentent d’abattre depuis cinq ans, par tous les moyens, le seul régime non confessionnel du Moyen-Orient. Ils livrent des armes aux djihadistes au nom de la démocratie et des droits de l’homme. Ils bombardent les populations civiles en prétendant lutter contre le terrorisme qu’ils soutiennent par ailleurs. Ils distribuent des médailles honorifiques et vendent des avions de chasse aux sponsors saoudiens de la terreur planétaire. Mais cette absurdité permanente de notre politique étrangère n’offusque personne. Elle ne suscite dans les médias dominants que des débats feutrés. Aucun mouvement de foule n’en dénonce la nocivité. Pour peu elle passerait inaperçue, faisant place à d’autres préoccupations.

Car ce ne sont pas les événements d’Alep qui passionnent les foules. Ces affrontements exotiques auxquels on ne comprend rien n’intéressent personne. Loin de nous, ils sont comme frappés d’insignifiance. Le vrai sujet est ailleurs, son urgence saute aux yeux. Son extrême gravité nous pétrifie d’angoisse. Le burkini ! Ce costume de bain ne devrait provoquer, au pire, qu’un sourire narquois ou désabusé. Il ne devrait susciter, au mieux, qu’une souveraine indifférence. Mais voilà qu’il se transforme en casus belli pour estivants déchaînés, qu’il devient le motif extravagant d’une bataille de parasols. Portée à l’incandescence par l’atmosphère corse, la discorde frôle même le paroxysme, à coups de jets de canettes et de fléchettes de harpon.

Aurait-on tort de ne pas prendre au sérieux cette invraisemblable querelle ? Oui, nous dit-on, car elle serait symboliquement décisive. Elle serait lourde de signification implicite, grosse d’une menace existentielle. A croire certains, elle s’élèverait même au rang du combat suprême pour la défense de nos valeurs. Menacée de submersion, l’identité européenne jouerait son va-tout dans cette rixe saisonnière aux relents de pastis. Congédiant la pétanque et les épuisettes, elle reléguerait les passions vacancières au magasin des accessoires. Alors que dans les piscines allemandes on s’en moque, ce maudit vêtement émeut l’opinion, chez nous, avec une singulière intensité.

On a parfaitement le droit, bien sûr, de ne pas aimer cette tenue de bain pour ce qu’elle représente. Car cette version balnéaire du voile intégral n’est pas étrangère à un rigorisme qu’il est légitime de combattre sur le plan des idées. Mais la vie en société implique aussi l’acceptation de la différence culturelle. Dès lors qu’elle n’entrave la liberté de personne, une pratique sociale, vestimentaire ou autre, ne peut faire l’objet d’une interdiction que si elle déroge à un principe fondamental. Mais dans le cas d’espèce, lequel ? On peine à le trouver. Et l’on interdit la pratique des uns parce qu’elle ne plaît pas aux autres. Ce qui soulève cette question : dans un Etat laïc, les prohibitions légales ont-elles vocation à épouser les aversions subjectives des uns et des autres ?

Effet collatéral du climat créé par les attentats, cette interdiction, en réalité, renvoie sans le dire à la lutte contre le terrorisme. Que le burkini entretienne un rapport de connivence implicite avec l’idéologie wahhabite, au demeurant, n’est pas faux. Que cette idéologie soit la matrice originelle du djihadisme non plus. Mais les femmes qui adoptent cette tenue par conviction religieuse ne sont pas pour autant des adeptes du terrorisme. Et le motif de l’interdiction, il faut le reconnaître, demeure juridiquement faible, puisqu’on ne peut même pas invoquer le fait que le visage est masqué, contrairement à la burqa.

Il n’empêche que pour une partie de la population française cet argument est de peu de poids. A ses yeux, cette lutte symbolique est le baroud d’honneur de l’Occident en proie aux barbares. La guerre du maillot intégral, c’est le choc des civilisations mis à la portée des plagistes, le grand frisson identitaire à l’heure de l’apéro aux olives. On croit combattre le fanatisme en faisant la chasse au burkini, mais on ne poursuit que des ombres, sans voir la diversion à laquelle on prête la main. Nourrie par des médias rapaces, cette bataille dérisoire, une fois de plus, détourne de l’essentiel. Cette vaine dispute est un écran de fumée dont des politiciens véreux font leur miel. Et elle montre notre incapacité politique à prendre au sérieux l’islamisme radical pour mieux le combattre.

Bruno Guigue | 15 août 2’016

Bruno Guigue, ancien élève de l’École Normale Supérieure et de l’ENA, Haut fonctionnaire d’Etat français, essayiste et politologue, professeur de philosophie dans l’enseignement secondaire, chargé de cours en relations internationales à l’Université de La Réunion. Il est l’auteur de cinq ouvrages, dont Aux origines du conflit israélo-arabe, L’invisible remords de l’Occident, L’Harmattan, 2002, et de centaines d’articles.

Traduit en anglais par Marcel Barang: http://arretsurinfo.ch/burkini-clash-of-civilizations-at-pastis-time/

Source: http://arretsurinfo.ch/burkini-le-choc-des-civilisations-a-lheure-du-pastis-par-bruno-guigue/

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 23:53
19 août 1936 : Federico Garcia Lorca est assassiné par les fascistes...

80 ans après, il est toujours vivant dans coeurs !

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 23:45
90 ans : Bon anniversaire Fidel !
Published by Evanosiam - dans International
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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 10:42

La décision est tombée : Myriam El Khomri, ministre du travail assume la vengeance, le procès politique à l’encontre d’un syndicaliste. Il sera licencié et au total 6 syndicalistes d’Air France seront socialement brisés, à titre d’exemple, pour dissuader toutes celles et ceux qui seraient tentés de s’insoumettre aux patrons voyous qui licencient, au gouvernement de lâches et de salauds qui les servent.

Elle assume de casser la décision de l’inspectrice du travail qui refusait de licencier le délégué syndical, vu que rien ne démontrait sa responsabilité dans l’affaire. Et oui, car dans ce dossier on voudrait faire croire que ces syndicalistes-là sont responsables des deux chemises arrachées. Pourtant rien dans le dossier ne le prouve ! Les vidéos ne l’attestent aucunement, les chemises ayant tout à fait bien pu être arrachées par les vigiles essayant d’exfiltrer les DRH. La direction d’Air France et le gouvernement en ont donc pris 6, au hasard car cela aurait pu être 6 autres. Et tant qu’à faire, pas tant au hasard que ça… Des têtes dures de syndicalistes, de la CGT. C’est bien un procès politique. Celui du syndicalisme résistant. Après des mois de contestation de la loi Travail.

Evidemment, la violence sociale des près de 3000 suppressions d’emplois est passée sous silence. L’incompétence d’une direction qui fragilise une entreprise nationale si essentielle qu’Air France aussi. Je l’assume, arracher des chemises à des patrons voyous qui licencient, spéculent, fraudent le fisc ne me choque aucunement quand l’Etat, garant de l’intérêt général se refuse à le garantir et à poursuivre celles et ceux qui justement piétinent cet intérêt général pour leur unique profit !

Pendant ce temps, dans un contexte d’attentats qui promet de s’inscrire dans la durée, les multinationales comme Lafarge qui n’ont pas hésité à collaborer avec Daech et l’ont financé ne sont toujours pas poursuivies… Alors oui, nous sommes gouvernés par des salauds. Au sens même de Sartre.

Et par des lâches, ceux qui échappent à leur responsabilité en évoquant des éléments extérieurs. Les lâches, c’est la Mairie de Paris. Qui a accepté ce partenariat avec Lafarge sous prétexte que la délibération avait été rédigée avant les révélations du Monde et n’a pas été capable de rejeter son propre choix.

C’est aussi son attitude hypocrite sur les réfugiés. Après les légitimes dénonciations des conditions indignes des campements de fortune de réfugiés sur la capitale et des expulsions fréquentes par les forces de l’ordre, la maire de Paris Anne Hidalgo s’était engagée à créer pour cet été un camp humanitaire pour garantir un accueil digne « au fil de l’eau » des réfugiés, avant de rétropédaler et de décaler à début octobre son ouverture. Pourquoi ce rétropédalage ? La ville expliquera sans doute qu’elle négocie avec le gouvernement la prise en charge financière par l’Etat…

Résultat, ce mois d’août sur la capitale, on assiste à l’expulsion au « fil de l’eau », continue des réfugiés. En 3 jours, plus de 367 personnes ont été arrêtées, avec violences policières et près de 75 obligations à quitter le territoire français auraient été délivrées, dans un silence assourdissant de la Ville de Paris !

Non content de poursuivre ainsi la chasse aux migrants pourtant dénoncée sous Sarkozy, le gouvernement en vient également à réhabiliter le délit de solidarité à l’encontre des soutiens.

Ce vendredi, alors qu’un rassemblement était autorisé place de la République, des militants avaient accompagné des petits groupes de réfugiés depuis Stalingrad afin qu’ils puissent s’y rendre. Alors que tout se passait sans aucun incident et avait fait l’objet d’un accord oral avec les autorités préfectorales, les manifestants se sont retrouvés nassés. Et le vendredi matin, convoqués au commissariat du 20e, deux militants ont été placés en garde à vue pour manifestation illicite et seront jugés en novembre prochain !

La nausée devant cette exploitation de l’état d’urgence par lequel la Préfecture en vient à placer en garde à vue et à poursuivre des militants en soutien des migrants quand l’Etat devrait assurer son obligation, d’accorder un accueil digne aux réfugiés avec un accompagnement à l’accès aux droits doit. C’est l’Etat et la ville de Paris qui sont hors la loi et non les soutiens des réfugiés !

Face aux lâches et aux salauds qui nous dirigent, suivons l’exemple de nos héros du quotidien, les syndicalistes d’Air France et les militants solidaires des migrants. Soyons plus que jamais insoumis, c’est notre liberté.

Danielle Simonnet
Conseillère de Paris, élue Front de Gauche du 20ème arrondissement

»» http://www.daniellesimonnet.fr/gouvernement-laches-salauds/

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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 23:17
Déclaration du Parti communiste espagnol, à l’occasion du 80è anniversaire du début de la Guerre d’Espagne

8 août 2016

Déclaration du Parti communiste espagnol, à l’occasion du 80è anniversaire du début de la Guerre d’Espagne

18 juillet 2016, traduction MlJ pour « Solidarité internationale PCF – Vive le PCF »

C’est aujourd’hui le 80ème anniversaire du commencement de la Guerre national-révolutionnaire (nom donné par le Parti à la Guerre civile).


Le 18 juillet 1936, l’Espagne se réveilla en sursaut. Commença alors une guerre civile sanglante, qui allait rapidement devenir une guerre nationale-révolutionnaire aux répercussions internationales. Les forces armées, au Maroc et dans la péninsule, se soulevèrent contre la République, soutenues par la bourgeoisie terrienne réactionnaire, et en étroite connivence avec l'Italie de Mussolini et l'Allemagne hitlérienne.

La Guerre civile, pour Franco et ses acolytes, n'a pas pris fin le 1er avril 1939, mais a duré jusqu'aux derniers jours de la vie du dictateur, car le franquisme, dans sa longue et cruelle histoire, n’a jamais cessé de rappeler qui étaient les vainqueurs et les vaincus. Et il ne s’est pas simplement contenté de le rappeler, année après année. Il faut souligner combien la planification et la mise en œuvre d'un système de répression (caractéristique d'un système totalitaire) ont été l’un des rares éléments qui ont perduré et sont demeurés constants du début à la fin de l’existence du franquisme et l’ont tragiquement caractérisé.

Cela fait trente-huit ans que la Constitution et ce qu’on a appelé la « transition espagnole » ont, dans une continuité juridique qui a empêché de déclarer illégaux les tribunaux et les institutions issus du coup d'Etat de 36, « officiellement » soldé cette période, mais, malgré cela, ses échos ne sont toujours pas éteints. Ne sont pas éteints les espoirs de régénération de la vie publique espagnole qui ont suscité la Deuxième République. Ne sont pas mortes les aspirations à la justice sociale qui ont conduit des centaines de milliers de femmes et d'hommes à se combattre sur le front pour les idéaux républicains.

On n’a pas voulu ou su consoler les pleurs des victimes de la répression. De surcroît, à l’aspiration légitime d’un grand nombre de familles, d’honorer la mémoire de leurs morts et de les enterrer de manière digne, on a d’abord opposé le silence et le mépris puis l’indifférence. Enfin, nous sommes peut-être dans le seul pays démocratique dans le monde qui condamne les juges qui cherchent à enquêter sur les crimes de la dictature alors que les bourreaux restent impunis.

Aujourd’hui, quatre-vingts ans après, il est plus nécessaire que jamais d’entretenir cette mémoire démocratique pour en retirer quelques leçons vitales, dans une époque convulsive comme la nôtre, dans laquelle ceux qui détiennent le pouvoir invoquent à nouveau « l’état de nécessité » pour nier au peuple ses droits et conquêtes les plus élémentaires.

Il est difficile d'imaginer les chars de l'armée espagnole envahir à nouveau les rues pour affronter leurs concitoyens. Cependant, c’est ce qui se passe contre d’autres peuples du monde sous le même prétexte qu’en 1936: celui de faire face à « l'anarchie », à la « mauvaise administration », à l’« incapacité » des gouvernants légitimement élus, prétexte qui, comme en 1936, entraîne un coût terrible en vies humaines et porte un recul terrible pour l'humanité.

En Espagne, aujourd'hui comme en 1936, les puissances économiques réclament une dégradation des conditions de vie des citoyens pour préserver leurs privilèges. Elles n’ont pas besoin d’enclencher une guerre civile. Au nom de la « rigueur », des « contraintes », et avec l'aide puissante d'une armée qu'elles appellent « le marché », composée de spéculateurs sans scrupules et de politiciens complaisants, avec leurs diktats, elles préparent un coup d’Etat, sans effusion de sang, mais fatal aux droits reconnus dans cette Constitution que l’on vante tellement.

L'histoire ne se répète jamais, mais elle laisse quelques enseignements. Le 18 juillet 1936 en est peut-être l'un des plus importants: un peuple qui se résigne et ne se bat pas pour ses droits légitimes est victime de l'horreur et de l'oubli. Mais les combats menés, malgré les défaites, parviennent à garder vivante la flamme de l'égalité et de la justice. Franco a gagné une guerre en 1939 mais n’a pas vaincu les Espagnols. « Le marché » que nous combattons sur tous les fronts, n’arrivera pas à abattre les Espagnols et les Européens, si nous le combattons.

Alors que 80 ans sont passés depuis le soulèvement militaire enclenché par Franco à Melilla, le PCE demande, une fois de plus, que soit mis fin à l'injustice historique qui maintient les dépouilles non identifiées, de milliers de démocrates, enterrées dans des fosses communes. Le dictateur qui a déclenché une guerre qui a coûté plus d'un million de vies, a été enterré, avec tous les honneurs, dans un grand mausolée quand les victimes sont toujours dans les caniveaux du pays.

Enfin, pour le PCE, la justice et la réparation exigent que soit retirée la tombe de Franco de la « Vallée de ceux qui sont tombés » [monument] et que soit étendue la loi de « Mémoire historique » en vue d’une juste compensation pour les victimes et leurs familles.

PCE – 18 juillet 2016

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Published by Evanosiam
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