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  • : Les Amis de Karl Marx
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  • : Rien d’autre qu’un lieu de rencontre pour tous les communistes qui se réclament des principes édictés par Marx, Engels et Lénine et qui proclament la nécessité d’un parti révolutionnaire. Un lieu de rencontre pour tous les militants toujours fidèles à un syndicalisme de lutte de classe.
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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 10:40
(Crédit photo: Reuters/Tim Wimborne)

(Crédit photo: Reuters/Tim Wimborne)

Curieux pays que la France. Ses dirigeants tentent d’abattre depuis cinq ans, par tous les moyens, le seul régime non confessionnel du Moyen-Orient. Ils livrent des armes aux djihadistes au nom de la démocratie et des droits de l’homme. Ils bombardent les populations civiles en prétendant lutter contre le terrorisme qu’ils soutiennent par ailleurs. Ils distribuent des médailles honorifiques et vendent des avions de chasse aux sponsors saoudiens de la terreur planétaire. Mais cette absurdité permanente de notre politique étrangère n’offusque personne. Elle ne suscite dans les médias dominants que des débats feutrés. Aucun mouvement de foule n’en dénonce la nocivité. Pour peu elle passerait inaperçue, faisant place à d’autres préoccupations.

Car ce ne sont pas les événements d’Alep qui passionnent les foules. Ces affrontements exotiques auxquels on ne comprend rien n’intéressent personne. Loin de nous, ils sont comme frappés d’insignifiance. Le vrai sujet est ailleurs, son urgence saute aux yeux. Son extrême gravité nous pétrifie d’angoisse. Le burkini ! Ce costume de bain ne devrait provoquer, au pire, qu’un sourire narquois ou désabusé. Il ne devrait susciter, au mieux, qu’une souveraine indifférence. Mais voilà qu’il se transforme en casus belli pour estivants déchaînés, qu’il devient le motif extravagant d’une bataille de parasols. Portée à l’incandescence par l’atmosphère corse, la discorde frôle même le paroxysme, à coups de jets de canettes et de fléchettes de harpon.

Aurait-on tort de ne pas prendre au sérieux cette invraisemblable querelle ? Oui, nous dit-on, car elle serait symboliquement décisive. Elle serait lourde de signification implicite, grosse d’une menace existentielle. A croire certains, elle s’élèverait même au rang du combat suprême pour la défense de nos valeurs. Menacée de submersion, l’identité européenne jouerait son va-tout dans cette rixe saisonnière aux relents de pastis. Congédiant la pétanque et les épuisettes, elle reléguerait les passions vacancières au magasin des accessoires. Alors que dans les piscines allemandes on s’en moque, ce maudit vêtement émeut l’opinion, chez nous, avec une singulière intensité.

On a parfaitement le droit, bien sûr, de ne pas aimer cette tenue de bain pour ce qu’elle représente. Car cette version balnéaire du voile intégral n’est pas étrangère à un rigorisme qu’il est légitime de combattre sur le plan des idées. Mais la vie en société implique aussi l’acceptation de la différence culturelle. Dès lors qu’elle n’entrave la liberté de personne, une pratique sociale, vestimentaire ou autre, ne peut faire l’objet d’une interdiction que si elle déroge à un principe fondamental. Mais dans le cas d’espèce, lequel ? On peine à le trouver. Et l’on interdit la pratique des uns parce qu’elle ne plaît pas aux autres. Ce qui soulève cette question : dans un Etat laïc, les prohibitions légales ont-elles vocation à épouser les aversions subjectives des uns et des autres ?

Effet collatéral du climat créé par les attentats, cette interdiction, en réalité, renvoie sans le dire à la lutte contre le terrorisme. Que le burkini entretienne un rapport de connivence implicite avec l’idéologie wahhabite, au demeurant, n’est pas faux. Que cette idéologie soit la matrice originelle du djihadisme non plus. Mais les femmes qui adoptent cette tenue par conviction religieuse ne sont pas pour autant des adeptes du terrorisme. Et le motif de l’interdiction, il faut le reconnaître, demeure juridiquement faible, puisqu’on ne peut même pas invoquer le fait que le visage est masqué, contrairement à la burqa.

Il n’empêche que pour une partie de la population française cet argument est de peu de poids. A ses yeux, cette lutte symbolique est le baroud d’honneur de l’Occident en proie aux barbares. La guerre du maillot intégral, c’est le choc des civilisations mis à la portée des plagistes, le grand frisson identitaire à l’heure de l’apéro aux olives. On croit combattre le fanatisme en faisant la chasse au burkini, mais on ne poursuit que des ombres, sans voir la diversion à laquelle on prête la main. Nourrie par des médias rapaces, cette bataille dérisoire, une fois de plus, détourne de l’essentiel. Cette vaine dispute est un écran de fumée dont des politiciens véreux font leur miel. Et elle montre notre incapacité politique à prendre au sérieux l’islamisme radical pour mieux le combattre.

Bruno Guigue | 15 août 2’016

Bruno Guigue, ancien élève de l’École Normale Supérieure et de l’ENA, Haut fonctionnaire d’Etat français, essayiste et politologue, professeur de philosophie dans l’enseignement secondaire, chargé de cours en relations internationales à l’Université de La Réunion. Il est l’auteur de cinq ouvrages, dont Aux origines du conflit israélo-arabe, L’invisible remords de l’Occident, L’Harmattan, 2002, et de centaines d’articles.

Traduit en anglais par Marcel Barang: http://arretsurinfo.ch/burkini-clash-of-civilizations-at-pastis-time/

Source: http://arretsurinfo.ch/burkini-le-choc-des-civilisations-a-lheure-du-pastis-par-bruno-guigue/

Published by Evanosiam - dans France
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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 23:53
19 août 1936 : Federico Garcia Lorca est assassiné par les fascistes...

80 ans après, il est toujours vivant dans coeurs !

Published by Evanosiam
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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 23:45
90 ans : Bon anniversaire Fidel !
Published by Evanosiam - dans International
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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 10:42

La décision est tombée : Myriam El Khomri, ministre du travail assume la vengeance, le procès politique à l’encontre d’un syndicaliste. Il sera licencié et au total 6 syndicalistes d’Air France seront socialement brisés, à titre d’exemple, pour dissuader toutes celles et ceux qui seraient tentés de s’insoumettre aux patrons voyous qui licencient, au gouvernement de lâches et de salauds qui les servent.

Elle assume de casser la décision de l’inspectrice du travail qui refusait de licencier le délégué syndical, vu que rien ne démontrait sa responsabilité dans l’affaire. Et oui, car dans ce dossier on voudrait faire croire que ces syndicalistes-là sont responsables des deux chemises arrachées. Pourtant rien dans le dossier ne le prouve ! Les vidéos ne l’attestent aucunement, les chemises ayant tout à fait bien pu être arrachées par les vigiles essayant d’exfiltrer les DRH. La direction d’Air France et le gouvernement en ont donc pris 6, au hasard car cela aurait pu être 6 autres. Et tant qu’à faire, pas tant au hasard que ça… Des têtes dures de syndicalistes, de la CGT. C’est bien un procès politique. Celui du syndicalisme résistant. Après des mois de contestation de la loi Travail.

Evidemment, la violence sociale des près de 3000 suppressions d’emplois est passée sous silence. L’incompétence d’une direction qui fragilise une entreprise nationale si essentielle qu’Air France aussi. Je l’assume, arracher des chemises à des patrons voyous qui licencient, spéculent, fraudent le fisc ne me choque aucunement quand l’Etat, garant de l’intérêt général se refuse à le garantir et à poursuivre celles et ceux qui justement piétinent cet intérêt général pour leur unique profit !

Pendant ce temps, dans un contexte d’attentats qui promet de s’inscrire dans la durée, les multinationales comme Lafarge qui n’ont pas hésité à collaborer avec Daech et l’ont financé ne sont toujours pas poursuivies… Alors oui, nous sommes gouvernés par des salauds. Au sens même de Sartre.

Et par des lâches, ceux qui échappent à leur responsabilité en évoquant des éléments extérieurs. Les lâches, c’est la Mairie de Paris. Qui a accepté ce partenariat avec Lafarge sous prétexte que la délibération avait été rédigée avant les révélations du Monde et n’a pas été capable de rejeter son propre choix.

C’est aussi son attitude hypocrite sur les réfugiés. Après les légitimes dénonciations des conditions indignes des campements de fortune de réfugiés sur la capitale et des expulsions fréquentes par les forces de l’ordre, la maire de Paris Anne Hidalgo s’était engagée à créer pour cet été un camp humanitaire pour garantir un accueil digne « au fil de l’eau » des réfugiés, avant de rétropédaler et de décaler à début octobre son ouverture. Pourquoi ce rétropédalage ? La ville expliquera sans doute qu’elle négocie avec le gouvernement la prise en charge financière par l’Etat…

Résultat, ce mois d’août sur la capitale, on assiste à l’expulsion au « fil de l’eau », continue des réfugiés. En 3 jours, plus de 367 personnes ont été arrêtées, avec violences policières et près de 75 obligations à quitter le territoire français auraient été délivrées, dans un silence assourdissant de la Ville de Paris !

Non content de poursuivre ainsi la chasse aux migrants pourtant dénoncée sous Sarkozy, le gouvernement en vient également à réhabiliter le délit de solidarité à l’encontre des soutiens.

Ce vendredi, alors qu’un rassemblement était autorisé place de la République, des militants avaient accompagné des petits groupes de réfugiés depuis Stalingrad afin qu’ils puissent s’y rendre. Alors que tout se passait sans aucun incident et avait fait l’objet d’un accord oral avec les autorités préfectorales, les manifestants se sont retrouvés nassés. Et le vendredi matin, convoqués au commissariat du 20e, deux militants ont été placés en garde à vue pour manifestation illicite et seront jugés en novembre prochain !

La nausée devant cette exploitation de l’état d’urgence par lequel la Préfecture en vient à placer en garde à vue et à poursuivre des militants en soutien des migrants quand l’Etat devrait assurer son obligation, d’accorder un accueil digne aux réfugiés avec un accompagnement à l’accès aux droits doit. C’est l’Etat et la ville de Paris qui sont hors la loi et non les soutiens des réfugiés !

Face aux lâches et aux salauds qui nous dirigent, suivons l’exemple de nos héros du quotidien, les syndicalistes d’Air France et les militants solidaires des migrants. Soyons plus que jamais insoumis, c’est notre liberté.

Danielle Simonnet
Conseillère de Paris, élue Front de Gauche du 20ème arrondissement

»» http://www.daniellesimonnet.fr/gouvernement-laches-salauds/

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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 23:17
Déclaration du Parti communiste espagnol, à l’occasion du 80è anniversaire du début de la Guerre d’Espagne

8 août 2016

Déclaration du Parti communiste espagnol, à l’occasion du 80è anniversaire du début de la Guerre d’Espagne

18 juillet 2016, traduction MlJ pour « Solidarité internationale PCF – Vive le PCF »

C’est aujourd’hui le 80ème anniversaire du commencement de la Guerre national-révolutionnaire (nom donné par le Parti à la Guerre civile).


Le 18 juillet 1936, l’Espagne se réveilla en sursaut. Commença alors une guerre civile sanglante, qui allait rapidement devenir une guerre nationale-révolutionnaire aux répercussions internationales. Les forces armées, au Maroc et dans la péninsule, se soulevèrent contre la République, soutenues par la bourgeoisie terrienne réactionnaire, et en étroite connivence avec l'Italie de Mussolini et l'Allemagne hitlérienne.

La Guerre civile, pour Franco et ses acolytes, n'a pas pris fin le 1er avril 1939, mais a duré jusqu'aux derniers jours de la vie du dictateur, car le franquisme, dans sa longue et cruelle histoire, n’a jamais cessé de rappeler qui étaient les vainqueurs et les vaincus. Et il ne s’est pas simplement contenté de le rappeler, année après année. Il faut souligner combien la planification et la mise en œuvre d'un système de répression (caractéristique d'un système totalitaire) ont été l’un des rares éléments qui ont perduré et sont demeurés constants du début à la fin de l’existence du franquisme et l’ont tragiquement caractérisé.

Cela fait trente-huit ans que la Constitution et ce qu’on a appelé la « transition espagnole » ont, dans une continuité juridique qui a empêché de déclarer illégaux les tribunaux et les institutions issus du coup d'Etat de 36, « officiellement » soldé cette période, mais, malgré cela, ses échos ne sont toujours pas éteints. Ne sont pas éteints les espoirs de régénération de la vie publique espagnole qui ont suscité la Deuxième République. Ne sont pas mortes les aspirations à la justice sociale qui ont conduit des centaines de milliers de femmes et d'hommes à se combattre sur le front pour les idéaux républicains.

On n’a pas voulu ou su consoler les pleurs des victimes de la répression. De surcroît, à l’aspiration légitime d’un grand nombre de familles, d’honorer la mémoire de leurs morts et de les enterrer de manière digne, on a d’abord opposé le silence et le mépris puis l’indifférence. Enfin, nous sommes peut-être dans le seul pays démocratique dans le monde qui condamne les juges qui cherchent à enquêter sur les crimes de la dictature alors que les bourreaux restent impunis.

Aujourd’hui, quatre-vingts ans après, il est plus nécessaire que jamais d’entretenir cette mémoire démocratique pour en retirer quelques leçons vitales, dans une époque convulsive comme la nôtre, dans laquelle ceux qui détiennent le pouvoir invoquent à nouveau « l’état de nécessité » pour nier au peuple ses droits et conquêtes les plus élémentaires.

Il est difficile d'imaginer les chars de l'armée espagnole envahir à nouveau les rues pour affronter leurs concitoyens. Cependant, c’est ce qui se passe contre d’autres peuples du monde sous le même prétexte qu’en 1936: celui de faire face à « l'anarchie », à la « mauvaise administration », à l’« incapacité » des gouvernants légitimement élus, prétexte qui, comme en 1936, entraîne un coût terrible en vies humaines et porte un recul terrible pour l'humanité.

En Espagne, aujourd'hui comme en 1936, les puissances économiques réclament une dégradation des conditions de vie des citoyens pour préserver leurs privilèges. Elles n’ont pas besoin d’enclencher une guerre civile. Au nom de la « rigueur », des « contraintes », et avec l'aide puissante d'une armée qu'elles appellent « le marché », composée de spéculateurs sans scrupules et de politiciens complaisants, avec leurs diktats, elles préparent un coup d’Etat, sans effusion de sang, mais fatal aux droits reconnus dans cette Constitution que l’on vante tellement.

L'histoire ne se répète jamais, mais elle laisse quelques enseignements. Le 18 juillet 1936 en est peut-être l'un des plus importants: un peuple qui se résigne et ne se bat pas pour ses droits légitimes est victime de l'horreur et de l'oubli. Mais les combats menés, malgré les défaites, parviennent à garder vivante la flamme de l'égalité et de la justice. Franco a gagné une guerre en 1939 mais n’a pas vaincu les Espagnols. « Le marché » que nous combattons sur tous les fronts, n’arrivera pas à abattre les Espagnols et les Européens, si nous le combattons.

Alors que 80 ans sont passés depuis le soulèvement militaire enclenché par Franco à Melilla, le PCE demande, une fois de plus, que soit mis fin à l'injustice historique qui maintient les dépouilles non identifiées, de milliers de démocrates, enterrées dans des fosses communes. Le dictateur qui a déclenché une guerre qui a coûté plus d'un million de vies, a été enterré, avec tous les honneurs, dans un grand mausolée quand les victimes sont toujours dans les caniveaux du pays.

Enfin, pour le PCE, la justice et la réparation exigent que soit retirée la tombe de Franco de la « Vallée de ceux qui sont tombés » [monument] et que soit étendue la loi de « Mémoire historique » en vue d’une juste compensation pour les victimes et leurs familles.

PCE – 18 juillet 2016

P
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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 23:32
FSM: Solidarité avec le peuple turc

La Fédération Syndicale Mondiale exprime sa solidarité avec le peuple de Turquie et son soutien aux membres et organisations amicales de la FSM en Turquie.
Les membres et amis de la FSM en Turquie, tous les syndicats militants du pays luttent dans des conditions difficiles. Ils doivent faire face à la politique menée contre le peuple et contre les travailleurs par le gouvernement de l’AKP, ils doivent faire face aux pratiques réactionnaires, antidémocratiques de la bourgeoisie.
La grande majorité de la classe ouvrière de Turquie vit dans des conditions de pauvreté, de chômage, d’insécurité pour leur présent et leur futur.
Cette situation est devenue encore pire aujourd’hui après la tentative de putsch et l’utilisation bénéfique de celui-ci par le gouvernement d’Erdogan.
La Turquie est un pays qui participe activement à la guerre impérialiste en Syrie. Les capitalistes turcs cherchent une plus grande part des profits dans la vaste zone, la classe capitaliste de la Turquie vise à jouer un rôle accru en tant que forte puissance régionale.
Dans le réseau complexe des contradictions inter-impérialistes, la classe dirigeante de la Turquie se démène pour promouvoir ses propres intérêts.
Ces compétitions inter-impérialistes génèrent des affrontements internes et internationaux. Le mouvement organisé des puissantes forces de l’armée, le grand nombre de morts, les milliers d’arrestations et d’emprisonnements, les batailles dans les rues et tout ce qui se déroule, soulignent le fait que les conflits entre impérialistes sont énormes. On ne sait pas encore quel est le rôle des Etats-Unis et de l’OTAN dans cette tentative de putsch.
Recep Tayyip Erdogan utilise ces évènements pour arrêter, limoger des fonctionnaires, emprisonner, organiser des persécutions généralisées partout.
La FSM fait appel aux travailleurs de Turquie et les appelle à ne pas être pris au piège dans les stratégies et les contradictions inter-impérialistes, à donner plus de puissance à l’unité de classe, à résister à la violence de l’État et des patrons, à lutter pour la satisfaction de leurs besoins actuels et pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.
La FSM exige le plein respect des droits démocratiques et syndicaux, la fin des guerres impérialistes et des conflits dans la région et le démantèlement de l’OTAN.

LE SECRÉTARIAT

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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 23:15
Turquie : Déclaration du KKE

Déclaration du Bureau de Presse du CC de KKE

Sur les développements en Turquie et la tentative de Coup d'État militaire

Les dernières informations, ayant trait aux développements en Turquie et la tentative de coup d'État, parlent d'un aiguisement des contradictions internes intra-bourgeois, des différences entre les divers centres du pouvoir dans le pays, qui sont interconnectées avec les antagonismes internationaux plus généraux dans la vaste région de la Syrie, du Moyen-Orient et de la Méditerranée orientale, à travers l'intervention directe et la confrontation entre les puissants États capitalistes.

La Turquie a participé - et participe - à ces antagonismes, avec l'objectif de protéger les intérêts de la classe bourgeoise et de se renforcer elle-même comme une puissance régionale. L'implication active de la Turquie dans les développements syriens, les opérations militaires qu'elle a menées dans sa partie nord qui est habité par des populations d'origine Kurde et ses relations avec l'État Islamique l'ont conduit à une confrontation avec ses alliés traditionnels, par exemple, les États-Unis, l'OTAN et les autres.

Une enquête plus avancée des incidents et des éléments qui ont mené au coup d'État et à la prédominance finale d’Erdogan est certainement nécessaire. Ce qui doit être principalement examiné est quelles étaient les forces qui ont soutenu le coup d'État, à l'intérieur et à l'étranger, quels étaient leurs objectifs, le rôle des dits Kémalistes et forces laïques ou des forces de l'imam Gülen, que le régime d’Erdogan « désigne » comme étant les coupables, en « renvoyant » des milliers de l'appareil de l'État, le rôle des États-Unis et de l'OTAN, la situation réelle dans l'armée turque et de ses secteurs, des compromis possibles et des marchandages qui ont eu lieu et qui sont inclus dans l'issue de la tentative du coup d'État.

Une enquête plus avancée est nécessaire sur l'attitude des États-Unis et des autres forces de l'OTAN, qui au début du coup d'État parlaient à ce sujet du « besoin d'une continuité dans l'État » et ensuite, quand le rapport des forces avait été en faveur des forces d'Erdogan, ils ont soutenu le « gouvernement élu démocratiquement de Turquie ». En outre, les récents mouvements envers la normalisation des relations avec la Russie et Israël doivent être pris en compte.

L'action organisée d'importantes sections de l'armée, la tentative d'assassiner Erdogan, le nombre de morts, de blessés et de personnes arrêtées, parmi eux des nombreux généraux de l'armée, les bombardements prolongés à Ankara, les combats de rues dans d'autres villes ne justifient pas la position qui dit ce fut une « mise en scène » de coup d'État et une « opérette » de coup d'État. Le temps clarifiera mieux tout ceci, et qui finalement bénéficie ou bénéficiera de cette situation.

Dans tous les cas, les contradictions intra-bourgeois et intra-impérialistes et les antagonismes ne prédisent rien de bon, par définition, pour le peuple de la région et particulièrement pour les Turcs qui au cours de la période précédente faisaient face aux politiques continues antipopulaires des gouvernements de l'AKP, du parti d'Erdogan. Les taux de croissance élevés de l'économie turque dans les précédentes années et l'amélioration de la situation de certaines couches intermédiaires, en aucun cas, n'ont éliminé la pauvreté, le chômage, la répression, l'exploitation sauvage de la classe ouvrière et des couches populaires en Turquie.

Cette ligne politique n'a pas cessé de rester en vigueur du fait qu’Erdogan a parvenu finalement à contrôler la situation. En effet, la réponse à la politique antipopulaire ne peut pas être ni les coups d'État qu'expriment des sections différentes de la classe bourgeoise, ni justifier les arguments à propos d'une « restauration de la démocratie » en Turquie, ni les illusions -nourries par certaines personnes- que le régime d’Erdogan peut « comprendre le message » que plus de droits sociaux et de libertés politiques sont nécessaires. De telles espérances sont déjà détruites par ce qui s’est passé dans les premiers jours après la tentative de coup d'État, qui démontre que l'attaque n'est pas limitée aux « instigateurs » du Coup d'État et de leurs comparses dans le secteur d'État, mais qu'elle augmentera contre le peuple, contre leurs droits civils mais encore plus contre les droits ouvriers, les libertés populaires et syndicales. En même temps, les positions agressives de la bourgeoisie turque et de l'État turc sont connues et sont clairement exprimées concernant l'Égée, la contestation des droits souverains de la Grèce et également au sujet de la question de Chypre qui reste une affaire ouverte.

Les événements en Turquie ont montré une fois de plus que la situation dans la région « sent la poudre à canon » et qu'elle est marquée par les contradictions et antagonismes aigus entre les centres puissants impérialistes, avec des conséquences imprévisibles. Le gouvernement SYRIZA-ANEL porte d'énormes responsabilités, parce qu'il participe activement aux plans impérialistes au nom du capital grec; il a soutenu les récentes décisions dangereuses du Sommet de l'OTAN qui marquent une escalade dans les antagonismes, particulièrement entre l'OTAN et la Russie, alors qu'il nourrit de faux espoirs que la Grèce peut être un « îlot » de stabilité dans une région turbulente.

Aujourd'hui, plus que jamais, la préparation militante des peuples est nécessaire contre la guerre impérialiste et les interventions, contre la participation de notre pays dans des guerres et interventions semblables. Ce qui est aussi requis est que chaque peuple ne soit pas piégé dans l'un ou l'autre scénario hostile- pour ses intérêts-, dans les contradictions intra-bourgeois. Au contraire, ils ont tout intérêt à développer leur action de masse indépendante, pour se préparer et lutter en tout point et à tout moment pour leur solution en ayant comme critère leurs besoins propres et en ayant comme objectif le renversement du pouvoir du capital, le désengagement des diverses alliances impérialistes.

Le KKE exprime sa solidarité avec la classe ouvrière et le peuple de Turquie, avec le Parti communiste frère en Turquie qui, dans les circonstances d'un rapport de forces extrêmement négatif, conduit cette lutte difficile mais qui est l’unique porteur d'espoir.

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 22:07
Sur les élections en Espagne

Article du journal « larepublica.es » dont Alberto J. Miranda est le directeur, 28 juin 2016. Traduction MlJ pour « Solidarité internationale PCF – Vive le PCF ».

La journée de réflexion commence aujourd’hui.

Je lis les écrits de beaucoup de personnes, d’amis, de connaissances ou d’inconnus, indignés par les résultats des élections. Je les vois insulter ceux qui ont voté pour le Parti populaire [droite] ou spécialement ceux qui ont voté pour Ciudadanos [centre]. Je les vois parler d’émigrer, de quitter un pays de moutons, une société de merde qui vote pour des corrompus. Je vois aussi un classique très habituel ces derniers temps : au nom d’une supériorité intellectuelle supposée, on s’autorise même le luxe de traiter d’ignorants et d’incultes les électeurs du PP, du PSOE et de Ciudadanos.

Je veux dire une chose, en toute humilité, sans intention d’offenser qui que ce soit : Et si, au lieu d’invectiver ceux qui n'ont pas voté comme nous voulions, nous nous demandions «pourquoi ? ».

Peut-être, juste peut-être, n’aurait-on pas dû abandonner la lutte dans la rue. Contribuer à alimenter les thèmes globaux à la mode, c’est divertissant et confortable. Mais en dehors de ça, et de « partager sur Facebook », est-ce que vous êtes membres d’un syndicat? Est-ce que vous organisez vos collègues sur votre lieu de travail, contre l’exploitation? Ou bien vous contentez-vous d’utiliser des « hashtags »? Avez-vous contribué à empêcher des expulsions ou l’avez-vous fait simplement par procuration? Avez-vous participé aux « Marches de la dignité » avec les mineurs des Asturies et du Léon? Avez-vous participé à des mouvements sociaux? A l’activité d’associations de proximité peut-être? D’organisations pro-environnementales? Féministes? Il n’est jamais trop tard pour aller à la bataille. Pour y aller aujourd’hui, il n’y a pas besoin de l’avoir fait auparavant. Il n’est pas question pour moi de distribuer des bons points de pureté idéologique. Mais ce serait peut-être une bonne idée de se rendre compte que nous devons nous battre sur tous les fronts et non sur un seul. Non?

A part cela, et sans parler de la campagne électorale elle-même, il est possible de remplacer les conjugaisons du verbe « nationaliser » par des petits cœurs, des illusions, des « smileys ». Mais est-ce que cela n’a pas été une erreur? A quel moment a-t-il été décidé de remplacer la prise de conscience par le marketing? Comment outrager à ce point la phrase de Gramsci : «la préparation idéologique des masses est une nécessité pour la lutte révolutionnaire, et l'une des conditions indispensables pour la victoire»? Et où pouvait se trouver cette préparation quand nous avons demandé à la classe ouvrière de voter pour l’ex-chef de l’état-major de la défense qui a participé à l'invasion de la Libye aux ordres de Zapatero? Où était cette préparation à la prise de conscience quand nous avons estimé que quitter l'UE " n’était pas à l’ordre du jour ", que quitter l'OTAN " n’était pas à l’ordre du jour ", et que choisir entre la monarchie ou la république "n’était pas à l’ordre du jour ".

Camarades, nous avons abandonné les luttes sociales, les manifestations. Nous avons arrêté de travailler à faire prendre conscience. Nous nous sommes laissés dilués dans un parti qui se dit social-démocrate. Nous avons été éblouis par les lumières de postes de télévision qui ont réussi à déplacer la lutte de la rue vers des bureaux. Puis, un congrès plus tard, nous avons été réduits à une organisation complice du système qui parle de « bons et de mauvais banquiers ». Nous avons vendu notre âme pour 8 sièges. Nous avons proclamé, en long et en large, que nous allions changer ce pays en le reprenant des mains du PSOE. Nous sommes-nous rendus compte de ce que nous devenus ?

J'ai dit en son temps, devant l'assemblée fédérale d’Izquierda Unida, que s'il y avait encore quelqu’un qui voulait sauver IU comme outil de la classe, qu’il pouvait compter sur moi et que j’en serai. J'ai eu l'honneur d'aller sur la même liste que des personnes de grande stature politique comme Cayo Lara et Paloma Lopez. Nous avons obtenu 21%. Oui, nous avons perdu, mais on ne pourra pas dire que nous n’avons pas dit ce que nous avons pensé juste.

Aujourd'hui, à peine quelques mois plus tard, je le répète, mais cette fois à propos du PCE. Ceux qui veulent reconstruire un parti léniniste peuvent compter sur mon soutien, un soutien qui n’est pas à la hauteur de celui de Roures [millionnaire qui a soutenu Podemos], mais qui représente tout ce que j’ai à donner.

Pour conclure, je préfère reprendre une phrase très juste prononcée par un collègue: « La journée de réflexion commence aujourd'hui ».

Alberto J. Miranda.

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 19:24

A l'occasion des élections syndicales dans les très petites entreprises (moins de 10 salariés) qui vont se dérouler du 28 novembre au 12 décembre 2016, la Confédération CGT a saisi le Tribunal d'Instance de Bordeaux afin d'obtenir l'invalidation d'une décision de la Direction Générale du Travail qui a jugé recevable la candidature du syndicat LAB à ce scrutin. L'audience de jugement serait fixée au 28 juillet prochain.

La Confédération CGT s'est déjà illustrée devant le TGI du XVème arrondissement de Paris, où , conjointement avec la CFTC, et FO et la CFDT (complice du gouvernement Valls), elle a obtenu tout récemment, la condamnation du STC (syndicat des travailleurs corses) au motif que la seule raison d'être de ce dernier serait « politique »...

Les AKM n'entendent pas prendre part dans cette nouvelle polémique intersyndicale. En revanche, il n'est pas inutile d'examiner les consternants arguments avancés lors des plaidoiries devant une justice qualifiée de « classe » en d'autres occasions par la centrale de Montreuil.

« Faire de la politique » est une expression qui semble désormais bannie du côté des dirigeants confédéraux.

C'est, Rosa Luxembourg qui dénonçait déjà en son temps le combat mené par la bourgeoisie : séparer politique et syndicalisme pour le plus grand profit du patronat !... Les rejetons des sociaux-traîtres du début du 20ème siècle auraient-ils pris les commandes de la CGT de Martinez ? Nous n'osons pas le croire !...

Il semble que les conclusions qui vont être avancées devant le T.I. de Bordeaux pour écarter LAB des prochaines élections professionnelles dans les TPE soient tout aussi surprenantes venant d'une organisation au passé largement d'obédience marxiste.

L'attaque de la Confédération CGT consiste, en effet, à voir dans les statuts de LAB un objet aux valeurs anti-républicaines, incompatible avec une véritable organisation syndicale...LAB se serait fixé « un cadre indépendantiste, résolument contraire aux principes de la République Française »...

« La liberté des peuples à disposer d'eux-mêmes » ne semble plus signifier grand chose pour les héritiers de Benoit Frachon et Gaston Montmousseau qui doivent se retourner dans leur tombe !... Nous nous contenterons donc de déplorer l'ostracisme, on ne peut plus cocardier, pratiqué par les dirigeants nationaux de la CGT à l'encontre de LAB, membre à part entière de la FSM...Ceci, expliquerait-il cela ?....

En partie seulement, car il est bien évident pour tout le monde que ces mauvais prétextes font partie intégrante de la bataille qui oppose actuellement la CGT et la CFDT pour gagner le pompon tricolore qui sera décerné à la première force syndicale de France.

Voila bien une préoccupation totalement absente des priorités que se fixent les adhérents CGT de notre association qui entendent bien participer à la reconquête syndicale des entreprises sur des bases claires de lutte de classe et de masse.

Les AKM jugent cette reconquête indispensable afin de pouvoir créer les conditions d'une mobilisation générale seule capable d'assurer la défense de la vie des travailleurs et de préparer un changement de société.

Boucau le 20 juillet 2016

http://lesamisdekarlmarx.over-blog.com akmarx1917@orange.fr

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 19:17

EDT pour « Solidarité internationale PCF – Vive le PCF », 10 juillet 2016

Nous sommes trois camarades français du PCF, participant aux « Cahiers communistes » (et à ses sites internet), à voir fait le voyage de Dortmund les 1er, 2 et 3 juillet 2016 pour participer à la 19ème fête du journal « Unsere Zeit « (Notre temps) édité par le Parti communiste allemand (DKP).

Cette fête a traduit pour nous l’importance et le renouveau du DKP.

Le DKP reste la seule formation politique se réclamant communiste héritière historique du Parti communiste d’Allemagne (KPD).

Rappelons que le DKP a été constitué légalement à l’ouest de l’Allemagne, en 1968, par les militants du KPD devenu clandestin après son interdiction inique par les autorités de la RFA en 1956. A l’est du pays et à Berlin, le KPD avait fusionné après la Libération avec une fraction de la social-démocratie, en RDA dans le SED (Parti socialiste unifié). Après l’annexion de la RDA, des éléments ont transformé le SED d’abord en PDS (« parti du socialisme démocratique ») avant de le fusionner dans le « Parti de gauche » puis simplement la « Gauche » (die Linke) avec des groupes et personnalités socio-démocrates de l’ouest, abandonnant toute référence au communisme.

Après l’annexion de la RDA par la RFA, le DKP a choisi de rester autonome à gauche, à côté du PDS puis de « Linke », et a étendu son activité à l’est du pays. Depuis deux congrès, une ligne de réaffirmation des fondamentaux théoriques marxistes et léninistes, de positions de classe, s’est imposée dans le Parti. Au dernier congrès (en deux phases fin 2015/début 2016), ont notamment été longuement discutés et décidés la rupture avec le Parti de la gauche européenne et l’abandon du statut d’observateur du DKP dans ce PGE.

En 2016, le DKP est très loin d’avoir retrouvé ses effectifs d’avant 1989 et tourne autour de 3500 membres.

La fête d’Unsere Zeit permet toutefois d’apprécier une influence beaucoup plus large, sous plusieurs aspects. Le journal, hebdomadaire de haute tenue, est diffusé très au-delà des seuls membres.

L’espace, dans la fête, de la SDAJ (Jeunesse ouvrière socialiste allemande), organisation de jeunesse sœur du DKP, était tenu par plus d’une centaine de jeunes militants de toutes les régions, déjà membres ou non du DKP.

Surtout la fête dans son ensemble, en elle-même, est un événement militant considérable : plusieurs dizaines milliers de visiteurs sur les trois jours, plusieurs scènes, une cinquantaine de stands, une importante « cité du livre » comme à la Fête de l’Humanité, des stands de publications comme le quotidien berlinois Junge Welt qui, en toute indépendance, sympathise avec le DKP.

Il s’agit d’une fête au caractère politique et culturel marqué et prédominant, y compris dans les spectacles, de loin la plus grande de ce type en Allemagne, à gauche. C’est un lieu de rencontre festif et militant pour des militants et des sympathisants de gauche, surtout de gauche anticapitaliste pour lesquels le DKP reste une référence.

Nous avons pu assister à plusieurs débats – il y en a eu des dizaines - : à chaque fois, de vrais échanges d’analyses et d’expériences de lutte, avec des intervenants d’organisations diversifiées, notamment syndicales, devant une assistance attentive. Nous avons par exemple entendu exposer les tentatives et les difficultés de construire une solidarité de classe entre les travailleurs allemands ou immigrés installés de longue date et les nouveaux réfugiés dont le pouvoir exploite cyniquement l’afflux pour déséquilibrer le marché du travail ou celui du logement. Ailleurs, il était question d’organiser la résistance à la spéculation immobilière dans le centre-ville de Cologne ou à paupérisation du quartier difficile de Marxloh à Duisbourg. Ailleurs était présentée une nouvelle édition allemande de « L’impérialisme, stade suprême du capitalisme » de Lénine…

L’édition 2016 a été marquée – outre par la pluie, mais il semble que ce soit traditionnel là-bas aussi – par le grand meeting sur la scène centrale pour la paix avec des intervenants de Syrie notamment.

La solidarité internationale contre l’impérialisme était fortement présente sur la fête. Un grand stand cubain, des stands turcs, kurdes, grec (KKE), irlandais… illustraient son caractère internationaliste. Une délégation du PCF du Pas-de-Calais, comprenant le maire de Grenay, était présente et a animé un débat pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah.

La présence de 29 délégations officielles de partis communistes et ouvriers étrangers (le PCF national était excusé) souligne ce que représente le DKP sur ce plan aussi. Quelques jours après le vote au Royaume-Uni pour la sortie de l’UE, la question de la rupture avec l’UE du capital a alimenté beaucoup d’échanges.

Au fil des multiples conversations que nous avons pu avoir avec des animateurs de stand, des militants, des visiteurs, il nous semble que le DKP a dépassé la croisée des chemins : il a clairement décidé, dans un débat ouvert qui continue avec certains partisans de l’ancienne ligne de dilution politique à gauche, de rester et de s’affirmer pleinement comme parti communiste.

Mais un autre défi se présente, également dans un contexte de marginalité électorale. Ne pas être qu’un parti communiste témoin, une réserve théorique, un conservatoire de la riche histoire du mouvement ouvrier allemand, parfois un aiguillon anticapitaliste de la gauche, mais (re)-développer dans le mouvement social, dans le mouvement syndical, dans la lutte de classe, sans sectarisme mais avec confiance en soi, le parti de classe et de masse.

Nous avons ressenti que c’était clairement la préoccupation de la direction du DKP et de nombreux militants, lucides mais optimistes. Après chaque giboulée (au mois de juillet !), le soleil est revenu ! La fête a été une belle fête qui nous a enrichis et renforcés en tant que communistes français, confrontés à une situation certes différente mais en même temps bien similaire.

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